Vos écrits

 

Tout ce que vous avez envie de partager sur Indo, anecdotes, rencontres avec le groupe, etc 
(à l'exception des compte-rendus de concerts)

Cette rubrique permet de poursuivre (avec son approbation) ce que faisait 
Sylvie dans la rubrique du même nom sur Tribune Libre

 

 

 - Sandrine Vega-Vigezzi (France) -

L'un de mes meilleurs souvenirs avec Indochine : AUXERRE Juin 97

Auxerre se situe à une heure de route de chez moi. J'avais décidé de faire quelques dates du Wax Tour. Pour moi, la première date de la tournée commençait à Auxerre. J'y suis allée avec deux amies et une fois sur place on retrouvait d'autres fans que je ne connaissais pas encore. Il faut bien vous l'avouer à cette période de ma vie j'avais un peu délaissé le groupe pour diverses raisons entre autre j'avais changé de mode de vie, c'est-à-dire j'avais passé de la vie de lycéenne à la vie professionnelle, de vie de célibataire à vie de couple et déménagé. Mais il n'y avait pas que cela et il faut bien l'avouer Indochine m'avait déçu lors des dernières années entre autre le départ de Dominique, la mauvaise entente qu'il y régnait et les mauvaises informations données par le groupe au sujet d'émissions ou de sortie d'album. Tout cela avait engendré mon mécontentement envers le groupe et donc mon dé-intéressement. Mais revenons un peu à cette journée.

Mes amies et moi partions pour ce concert.

Je me voyais déjà en train de faire le "pied de grue" devant les portes de la salle, à se bousculer... Tout le monde connaît ça dans la vie d'un fan. Donc je n'étais pas très motivée pour y aller. Mais bon, comme Indochine passait dans le coin, il fallait absolument que je fasse ce concert. Donc nous arrivions sur place et comme prévu nous avons retrouvé les deux filles. Et nous étions que toutes les cinq et il n'y avait personne. On se posait des questions si c'était la bonne date, le bon endroit ; puis nous décidions de faire le tour de la salle afin de voir où se trouvait l'entrée des artistes. Nous voyons un portail et on en déduisions que ce ne pouvait être que là. Nous décidions d'attendre là. Une, deux heures passent et toujours personne. Puis un véhicule est arrivé, dedans il y a Nicola et une partie de l'équipe. Il nous a fait un petit signe de la main. C'était sympa de sa part. Puis nous allions en sa direction, il nous dit bonjour. Il est entré dans la salle (j'étais heureuse) et nous le suivions.

Une de mes amies a demandé au manager (Nounours) si on pouvait assister aux répétitions. Ila nous répondu qu'il devait demander à Nicola et que nous devions attendre. Enfin un moment plus tard il revient vers nous pour nous annoncer que Nicola était d'accord et que nous devions nous mettre dans le fond de la salle. Sur le moment je n'y croyais pas. Donc nous y allions. Soudain Stéphane, Nicola et les musiciens étaient devant nous et les répétitions ont commencé. Je n'y croyais toujours pas, 
je me disais "Sandrine profites-en car ça ne va pas durer, apprécies ce moment."

Je me sentais bien. J'avais l'impression que je faisais partie du groupe. Nous avons le groupe pour nous toutes seules. C'était GENIAL, FANTASTIQUE. On a partagé un moment exceptionnel : on a eu droit à un solo de batterie de Stéphane. Il se débrouille très bien. Puis au bout d'une heure environ, le groupe est parti et nous, on est restée dans la salle. Les portes ont été ouverte vers 19 heures. Le concert s'est bien déroulé.

Après le concert, nous sommes allées dans les coulisses où on a fait connaissance de Tox. C'est un homme très sympa avec qui on peut discuter tranquillement. Dommage qu'il ne fait plus parti du groupe. J'ai réussi à me frayer un chemin jusqu'à Nicola, qui m'a signé un autographe et nous avons échangé quelques mots. 
Et puis nous sommes reparties à la maison et c'est seulement le lendemain que j'ai vraiment réalisé ce que je venais de vivre. Pour conclure, ce fut journée inoubliable, car tout était fantastique. Actuellement quand je repense à cette folle journée, j'ai l'impression que c'était un rêve. Et puis j'ai gardé des relations avec les deux filles, elles sont devenues des amies. Depuis ce jour, ma passion pour Indochine s'est accrue. Cette année, pour l'INDOLIVE, j'ai fait six dates ; mais à mon grand regret, je n'ai pas pu assister aux répétitions. J'ai oublié de vous dire que ça fait douze ans que je suis fan d'Indochine.

 

- Jean-Philippe Pauwels (Belgique) -

SOUVENIRS INDOCHINOIS...

Mon premier souvenir concernant Indochine remonte à ce fameux été 1982 pendant lequel "L'Aventurier" était matraqué non-stop sur toutes les radios. Malheureusement, je devais être trop jeune (11 ans !!!) pour apprécier ce genre de musique et j'en avais vraiment marre d'entendre ce "truc" à longueur de journée. Si j'avais su...

Le souvenir suivant est très fugace : un jour, en zappant, je tombe sur Indochine sur scène lors d'un concert de bienfaisance. Ils jouent "Canary Bay " ou "Miss Paramount ", je ne sais plus. Le ras-le-bol engendré par l'été 1982 étant toujours bien présent, je change immédiatement de chaîne.

Et puis, un soir de 1985 (Le Grand Soir ???), en écoutant la radio avec mon casque pour ne pas déranger ma mère qui regarde la TV, j'ai droit à la diffusion du nouveau single, " 3ème Sexe". Difficile d'expliquer ma réaction... Je suppose que tout le monde a, au moins une fois dans sa vie, eu des frissons dans le dos et ressenti véritablement un immense bonheur en écoutant une chanson. C'est ce qui m'est arrivé ce soir-là.

La suite s'est enchaînée rapidement j'ai acheté le single (et découvert l'excellent " 3 Nuits Par Semaine "...), et puis, petit à petit , tous les albums, version vinyle, bien évidemment. Je me suis réellement attaché pour la première fois à un groupe, ce groupe qui était tellement dans son époque, dans mon époque. Peu après la première écoute du single, j'avais également vu, lors d'un journal télévisé français, Nicola, backstage avant un concert (le Zénith ?) chantant " 3ème Sexe ", accompagné seulement d'une guitare sèche. Magnifique...

Il a fallu ensuite attendre patiemment la sortie de "7000 Danses" pour découvrir la suite et, enfin, assister à mon premier concert d'Indochine Forest-National, Bruxelles, février 1988. Mon second concert après The Cure (dont je devenais un véritable fan...) en 1987. Depuis lors, il y a eu une centaine de concerts de tous les styles de Daho à My Bloody Valentine, en passant par les Cranes (7 fois !), Sttellla, The Cure (évidemment, 14 fois jusqu'à présent), Renaud, Sonic Youth, Sophia, Pulp, etc... Mais ce concert d'Indo restera toujours gravé dans ma mémoire comme un moment unique, intense. Je dois avouer pourtant que, les années passant, je n'en conserve qu'un souvenir peu précis, très flou même. Mais je sais qu'il fut un des plus agréables moments de mon adolescence. J'ai passé tout le concert à 30 centimètres du sol à hurler les paroles en même temps que Nicola. Ahhh, avoir 16 ans à nouveau...

Ensuite, vint l'attente... "Le Baiser", qui sort au début des années 90's, me séduit encore, en particulier le superbe single du même nom. Malheureusement, pas de tournée... La période de gloire semble révolue. Les 80's s'éloignent. Par rapport aux plus jeunes d'entre-nous, j'ai eu, je crois, la chance d'adorer Indo pendant les années "Indo "... Parmi les fans qui ont aujourd'hui 20 ans tout au plus, il y en a peu qui peuvent imaginer quel fut le succès d'Indo au milieu des années 80's : pas un magazine ne les privait de la première page, pas une radio n'omettait de programmer chacun de leurs hits. Entre 1985 et 1988, la France et la Belgique vivaient "Indo", et j'exagère à peine. Loin de moi l'idée de prétendre qu'à partir du "Baiser" le groupe a sombré, mais on est à cent lieues de la folie des mid-eighties. Je suis vraiment heureux d'avoir vécu cela (ces années qui turent également les années " Cure", d'ailleurs...).

Je pense que le tournant se situe, à cet égard, en 1992, lors de la sortie du " Birthday Album ", et ce n'est pas un hasard Si elle coïncide avec une compilation et avec mes 21 ans. J'ai toujours eu l'impression qu'il y a eu un "avant" et un "après" 1992. Les fans de la première époque ont vieilli et passent à autre chose, voire renient Indochine. Et apparaît une nouvelle génération de fans, qui ont souvent découvert le groupe par la diffusion des "vieux " hits lors de soirées arrosées. Ce nouveau public était très visible lors de la tournée "anniversaire". Les deux dates auxquelles j'ai assisté furent géniales : l'Ancienne Belgique (juste avant sa longue fermeture pour reconstruction) a failli exploser tant l'ambiance était chaude et le concert en plein air à Stavelot (où j'ai récupéré le track list de Nicola) m'a permis de voir, pour la première et la dernière (?) fois, le groupe sous un ciel étoilé.

L'album solo de Nicola (pourtant très bon) et "Un Jour Dans Notre Vie" m'éloignèrent temporairement d'Indochine. Ce dernier était le premier album que je n'aimais pas vraiment ; seules deux ou trois titres me plaisaient. De plus, le concert prévu au Cirque Royal (Bruxelles toujours...) tombait la veille d'un de mes plus gros examens de cette année-là à l'Université. Donc, impossible d'y aller... Tout comme au concert des Francofolies à Spa (lors de l'enregistrement de Radio Indochine) qui se déroulait pendant des vacances, programmées de longue date, dans le Sud de la France. Indochine 1994 a donc existé sans moi !

Je n'ai cependant jamais cessé d'aimer Indo, en particulier pour toute la nostalgie qu'il dégage en moi . Je ne suis pas du genre à renier ce que j'ai adoré et, même après 1994, j'ai toujours continué à me présenter comme un (de plus en plus) vieux fan d'Indochine. Cependant, le départ de Dominik, auteur de la plupart des musiques, n'était pas de nature à me rassurer. C'est pourtant ce split qui va permettre au groupe d'opérer un nouveau départ...

La sortie de "Kissing My Song" le prouvera : meilleur single depuis " Punishment Park", ce titre n'a rien à voir avec les précédentes musiques d'Indo ; très proche de la noisy pop anglaise, il démontre que le groupe a encore un avenir, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Un soir, fin 1996, j'entends par miracle, sur une radio locale que je n'écoute jamais, que Nicola et Stéphane seront le lendemain au magasin "Caroline Music" (Liège) pour une séance de dédicace. Je n'aurais manqué ça pour rien au monde. C'est très bizarre d'imaginer que l'on va rencontrer en chair et en os le groupe qui représente presque à lui seul son adolescence. Je les ai tant regardé à la TV, et puis demain... Les Indo arrivent à l'heure à Liège et je suis très surpris de constater que nous ne sommes qu'une vingtaine à les attendre, presque dans l'indifférence générale. Je pense sincèrement que nous étions, en réalité, tous très gênés d'être Si peu nombreux. Il faut dire que la publicité pour cet événement avait été inexistante. Encore à l'heure actuelle, certains amateurs du groupe ignorent que cette rencontre a eu lieu... Cependant, je ne peux m'empêcher d'imaginer ce qui serait arrivé Si cette séance de dédicace avait eu lieu dix ans plus tôt. Je suis convaincu qu'il aurait fallu de nombreux policiers pour assurer la sécurité du groupe "harcelé" par la foule.

Le peu de fans présents permet à chacun d'en profiter au maximum. J'ai notamment eu la chance d'être photographié avec Nicola et en train de leur parler (ces photos sont sur le site Tribune Libre). Sans oublier les dédicaces et autographes sur les disques, track-list, etc... Un très chouette souvenir, sans conteste. Que n'aurais-je pas donné il y a dix ans...

Ce jour-là, Nicola m'apprend que le groupe donnera un concert warm up à l'Orangerie du Botanique (Bruxelles) en ouverture du Wax Tour. Mais les quelques centaines de places seront distribuées via des concours. Comme je ne gagne jamais à ce genre de truc, ce n'est que la veille du concert (le 15 décembre 1996) qu'un copain m'apprend qu'une de ses connaissances a trop (!!!) de tickets et qu'il est prêt à m'en donner. Ouf, sauvé ! Enfin, revoir un concert d'Indo après quatre ans et demi de disette. En plus, devant un petit parterre de chanceux seulement... (et je rentre cette fois avec le track list de Stéphane). Le concert est génial, Si ce n'est que je ne connais pas encore les titres de Wax qui constituent l'essentiel du set. Ce n'est donc pas tout à fait pareil... Ce n'est pas grave puisqu'il est annoncé dès le lendemain que le groupe reviendra en mai 97 à l'Ancienne Belgique.

Après avoir découvert Wax, album très actuel (on sent que Nicola écoute Pulp, Blur, etc...) et très réconfortant, je me rends, pour une fois seul, à l'AB en mai. Quelle surprise ! Le concert est sold-out et dès avant l'arrivée du groupe sur scène, le public ne cesse de chanter. On apprend rapidement que le set de ce soir est enregistré et filmé pour un live à venir. Quel pied L'ouverture est grandiose (Edwards aux Mains d'Argent) et dès le début je me retrouve dans la même situation qu'à FN en 88 : à 30 centimètres du sol. Tout est parfait, ou presque... Pendant " Satellite ", un dingue me saute dessus, me griffe le visage et m'arrache les lunettes; je suppose que j'avais dû lui marcher sur les pieds, ce qui est évidemment très rare à trois mètres de la scène... Le temps de récupérer mes lunettes par miracle Je ne vois rien sans !), d'aller éponger le sang aux toilettes et de reprendre mes esprits, j'ai loupé deux chansons. De toute façon, je ne suis plus vraiment dans l'ambiance et regarde la suite du concert depuis le fond de la salle. Seul regret : Si les flics avaient fait leur boulot J'ai porté plainte le lendemain), ils auraient demandé à visionner les cassettes vidéo et auraient pu sans mal identifier mon agresseur...

La sortie d' "Indo Live" me réserve quand même une bonne surprise : pendant "Kissing My Song ", la caméra est apparemment restée fixée sur moi et l'on me voit en gros plan à de nombreuses reprises (ce qui me conforte, par ailleurs, dans l'idée que le dingue a dû être filmé en pleine action puisque "Satellite " est la chanson suivante).

Lors du Wax Tour, je vais également voir deux autres dates : les Francofolies à Spa (super ambiance, mais son étonnamment mauvais) et Grivegnée (enfin Indo en concert à Liège, chez moi !). Lors de cette dernière date, l'ambiance me déçoit quelque peu : qu'est devenue la réputation très chaude des Liégeois ? Il s'agit actuellement de mon dernier concert (7 au total) en date, puisque je n'ai pas pu assister au concert à Namur en 1998.

1998 s'achève.. Cela fait plus de treize ans que j'écoute Indochine. Je serai très proche de mes 28 ans lorsque le nouvel album sortira et pourtant je l'attends avec impatience. Comme quoi, s'éloigner fortement de l'adolescence, exercer une profession plus que sérieuse (quel horreur !) n'empêchent pas de rester fidèle, de garder son amour de la musique, celle qui m'a bercé pendant de Si nombreuses années. Quand j'entends "Canary Bay ou " 3 Nuits Par Semaine" dans un café ou une soirée, je suis heureux ; je danse comme un fou ou je reprends un verre de plus en pensant "comme c'était chouette". A ce moment-là, les frissons qui parcouraient le dos du gamin de 14 ans découvrant " 3ème Sexe" réapparaissent comme par magie. Je suis persuadé que dans vingt ans, lorsque j'écouterai "Monte Cristo", les mêmes frissons seront toujours présents, accentués peut-être par le sentiment de la perte définitive de l'innocence qui permet à un ado d'adorer la musique sans arrière pensée. 

C'est une des raisons pour lesquelles, moi aussi, j'aimerais être Peter Pan...

 

- Manue Colin (France) -

L'un de mes plus beaux souvenirs : ce fut le 16-12-97 à Lille.

J'avais vu sur le Minitel qu'Indo faisait une émission radio, ainsi qu'une émission T.V. On ne peut pas vraiment dire que Lille se trouve près de chez moi, mais j'étais bien décidée à y aller tout de même, en plus je retrouvais une copine qui habite Lille. On avait des renseignements assez précis pour l'émission radio, Flo (mon amie) avait déjà réservé les places pour "Fréquence Nord" mais pour celle de T.V., il n'y avait aucune info concernant l'heure ni l'endroit, juste que c'était pour FR3.

Du coup, je pensais que faire l'émission radio. Mais, c'était une journée qui allait être géniale, malgré le trajet qui me paraissait interminable (6 heures de train toute seule, c'est très long !!!) Une fois arrivée à Lille, on est allés (oui, j'ai retrouvé le frère de Flo sur Paris) à la FNAC, où il connaissait un mec qui pourrait peut-être nous donner des infos pour FR3. Eh oui ! La chance, il lui dit qu'Indochine doit arriver vers 14h30 à FR3, il lui donne même l'adresse.

Une fois que Flo eut fini de travailler, plutôt, qu'elle a eu sa pause, nous somme toutes les deux parties à l'adresse que son frère nous avait donné.

On est arrivées en même temps qu'eux, pour une fois, on ne pouvait pas faire mieux !!!

Mais le temps tout de même d'arriver vers eux, ils étaient déjà entrés, mais heureusement, le studio était dans un bâtiment extérieur, ils devaient donc en ressortir.

Lorsque j'ai vu Nico, je l'ai appelé car je voulais lui donner ce que je lui avais apporté, il nous a dit de rentrer, malheureusement, Flo devait partir pour aller bosser, du coup, je suis rentrée et là, un mec de la sécurité demande mon nom car il fallait être inscrits pour entrer. Je lui que c'est Nico qui m'avait dit que je pouvais entrer. Il m'a dit que ça allait et que je pouvais passer.

Une fois arrivée dans le studio, il n'y avait que 2 fans qui venaient de Belgique, que j'avais déjà vues lors d'un précédent concert. Pour l'occasion, il n'y avait que Nico et Steph, les musiciens n'étaient pas là.

Vu qu'il faisait très froid, une des filles qui travaillait à FR3 a été très sympa et a proposé du thé à la bergamote. J'ai été vers Nico pour lui donner ce que je lui avais apporté. Du coup, on a commencé à discuter. Ensuite, on les a appelés pour les préparer pour l'enregistrement.

C'est Steph qui sort en premier, il va s'asseoir vers les personnes qui les accompagnaient, sur les fauteuils. Il y avait encore un peu de place, mais les 2 autres fans et moi, on ne voulait pas se taper l'incruste au milieu d'eux. Nous, on a choisi les radiateurs, c'était cool, on pouvait s'asseoir au chaud.

Lorsque Nico est à son tour ressorti, vu qu'il n'avait pas très chaud non plus, il est venu s'asseoir à côté de moi, avec son thé, et on a continué à discuter pendant au moins 30-40 minutes, tranquillement. (Les autres fans, je ne sais pas pourquoi, ne lui ont pas dit un mot, je n'avais pas l'impression de monopoliser la conversation, enfin, c'était l'occasion où jamais, surtout que là, pour qu'il soit plus près on ne pouvait pas rêver mieux.)

Pour ceux qui pourraient encore en douter, Nico est vraiment adorable et lorsqu'on parle avec lui au début on n'est pas très a l'aise mais il te parle comme s'il t'avait toujours connue, du coup, on se détend et on a presque l'impression de parler avec un ami que l'on verrait tous les jours ce qui n'est malheureusement pas le cas !

Lorsqu'on les a appelés pour l'émission, on ne pouvait pas entrer dans le studio, on avait le retour sur une télé vers les fauteuils, du coup on s'est rapprochées.

Une fois l'émission terminée, Steph cette fois est venu s'asseoir sur les fauteuils à côté de moi. Il a parlé de l'émission qui passait actuellement à la T.V.

Il devait être vers 16h, 16h30, et vu qu,ils n'avaient pas encore déjeuné, ils ne sont pas restés pour la suite. En partant, Nico nous a dit à ce soir.

Je suis donc repartie chercher Flo à son boulot et nous sommes reparties à l'émission, radio cette fois !!! Là, il y avait pas mal de monde. Malgré tout, on s'est retrouvées au premier rang. Et comme pendant l'émission, il y avait des jeux, Flo a été choisie, et elle a dit aussi mon nom, du coup, on a été prises toutes les deux, ainsi qu'une autre copine.

L'émission était géniale, ils étaient vraiment hyper détendus, et l'ambiance était géniale.

Lorsque le premier jeu a eu lieu, c'est Flo qui a commencé. Les autres fois, il y a une chaise de prévue pour les personnes qui participent, et là, on ne sait pas pourquoi, ils avaient sûrement oublié de l'apporter, du coup, Nico et Steph se sont poussés pour laisser une place entre eux. Comme ça ne les ennuyaient pas, les autres jeux se sont déroulé de la même façon.

Donc, lorsque ce fut mon tour, je me suis retrouvée entre les deux jumeaux. Je peux vous dire que c'était une super journée, et on a toutes gagné le double live que l'on a fait dédicacer par la suite. Une fois l'émission terminée, Nico est resté encore un peu pour dédicacer des photos et des albums aux autres fans qui étaient dans la salle et faire quelques photos avec. Je peux vous dire que le soir, j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir ! C'était une journée magique et franchement, je suis consciente 
de la chance que j'ai eue.

Voilà, le lendemain, je suis repartie de Lille, avec des images et des souvenirs plein la tête...

 

- Sylvie Brunet (Montréal, Québec) -

Un jour dans ma vie : C'était cet été là...

Ouais. Comment raconter cette histoire... En pensant "Il ne faudrait pas qu'elle soit trop longue ou ennuyeuse..." Ou, plutôt (peut-être !) "Comment exprimer tout cela sur papier quand j'ai de la difficulté à y penser et à en parler ?", ou encore "Pourquoi, simplement partager ce si beau souvenir avec l'humanité ?"... Parce que... Le récit qui suit n'est pas celui d'un écrivain. Mais, malgré tout, il vient du plus profond du cœur d'une fan malade d'Indochine.

Je suis chez moi, dans la cuisine. Le téléphone sonne. C'est mon EX chum. Il m'appelle, non pas pour me supplier de revenir avec lui mais pour m'informer qu'il y a un concours qui s'organise à Musique Plus à propos d'Indochine. Il ne sait pas vraiment ce que c'est, mais il a pensé à moi. Je ne sais pourquoi, mais tout le monde autour de moi (dont la plupart n'affectionnent pas Indo) pense à moi lorsqu'ils entendent une nouvelle, une chanson, ou n'importe quoi d'Indochine. 
(C'est la même chose pour vous n'est-ce pas ?!)

Enfin... je fini par la voir cette fameuse annonce dont le message était, en résumé : "Ose et surprend ! Dis-nous pourquoi tu voudrais passer une journée dans la vie d'Indochine". C'est là que mon monde arrêta. Au lieu de vous expliquer en détails tous mes sentiments, je vous retranscrit ce que j'ai écrit, sous le choc, un certain 16 juillet 1994.

Conneries. Comment expliquer, seulement en quelques lignes, ce que vous représentez pour moi ??? Comment exprimer tout ce que je ressens à la seule idée de passer une journée avec vous ? Comment vous dire tout l'espoir qui habite présentement mes pensées ? Comment pourrais-je arriver à surmonter cette falaise et à y planter mon drapeau la première ?

Comment pourriez-vous concevoir qu'il n'y a pas une minute de mon existence qui passe sans que je n'aies une pensée pour vous, ou bien même un affreux mal de ventre en repensant à nos rencontres si magiques à mon esprit ?

Comment pourriez-vous imaginer que je repense sans cesse à vos paroles, vos moindre gestes... Comment concevoir que je passe des heures à regarder les photos qui me servent d'aide-mémoire de tous les petits moments où j'ai pu vous voir réellement.

Comment pourriez-vous savoir que je fais tout ce qui est en mon minime pouvoir pour dénicher quoi que ce soit qui vous concerne pour ajouter à mon énorme collection ?

Indochine signifie bien plus pour moi qu'un groupe, des mélodies et des paroles magnifiques... C'est ma vie, ma raison de vivre et de me soulager des peines quotidiennes. C'est une véritable passion, plus forte que toutes les armes ou les bombes qui pourraient exister ! C'est ce qui m'amène parfois (à mes dépends) au-dessus de la réalité et me procure les plus beaux rêves et espoirs. 

Folie ? Peut-être... Mais si cette folie pouvait me mener, ne serait-ce qu'un jour en votre compagnie, vous, les 3 piliers qui soutiennent ma vie, je n'en serais que la fille la plus heureuse et possédant le plus grand bonheur -le vrai- de tous les humains que la terre ait pu engendrer... 

Et n'y voyez surtout pas là un manque de modestie de ma part en affirmant ces phrases. Tout cela, j'y crois vraiment. Et en y pensant bien, je ne le crois pas... Je le SAIS... 

En espérant du plus profond de mon coeur passer un jour dans votre vie,

Sylvie

XXXX


Voilà les impressions du moment... De là découlèrent de nombreux textes, tout aussi originaux les uns que les autres... Des idées, j'en avais à revendre ! J'étais aussi en arts plastique à cet époque ! Je voulais leur faire une gigantesque étoile rouge en bois avec une bouteille de vin ROUGE à l'intérieur... Je voulais, je voulais, je voulais tout ! Mais un instant. Tout le monde sait que ce genre de concours, ce n'est jamais toi qui le gagne. Ni ta soeur, ni ton voisin, ni ton ami de la rue à coté ! C'est toujours cette personne qui reste pas dans la même ville que toi, tout le monde sait ça ! C'est toujours cette personne qui sort de nulle part, que tu ne connais nullement, et que tu envie plus que tout au monde...! Mais tant pis. Là je devais faire tout ce que je pouvais, même si c'était Mme ou M X qui allait gagner de toute façon !

OK. J'ai laissé faire pour l'étoile en bois... Trop compliqué... Mais j'en ai trafiqué une autre, que j'ai peint et sur laquelle j'ai dessiné les visages des 3 membres restant d'Indochine. J'y ai inséré une bouteille de vin rouge, ayant sur sa paroi un joli poème résumant ma passion pour le groupe. Je devais me démarquer ! Et j'allais le faire...

J'apprends quelques temps après que Musique Plus tirera 10 lettres au hasard, et que, ensuite, Nicola choisirait l'une d'entre elle !!! La déprime ! Et ils disent ensuite : "Ose et surprends !" !!?! C'est le HASARD qui décidera ! A quoi cela me sert-il de faire un truc 3D s'ils ne pigent que des lettres au hasard sans regarder le contenu ? Ok. La solution ?! Envoyer plusieurs lettres. D'accord. Alors là j'ai du contribuer largement à l'économie de mon pays car des lettres, j'en ai posté ! Une cinquantaine, une centaine, je ne le sais plus...! 3 ou 4 modèles différents, et quelques unes qui y serait en un seul exemplaire : Des lettres drôles, d'autres touchantes ou bien originales !

Je me rends à Musique Plus pour leur donner ma boîte contenant le vin ROUGE et dans laquelle je précise que cet oeuvre d'art (ah !) va avec les lettres ! Mais je me fais refuser ce don ! "il faut être juste avec tout le monde ! On n'accepte pas les choses directement ici, il faut que ça se rende dans la boîte postale et que ça soit estampé par la poste ! "Ouais ! C'était trop beau".

Il me restait 2 jours avant la date limite. Je n'avais pas pensé à cela. Je n'avais presque plus d'argent (J'avais 17 ans à l'époque et travaillais peu). Je me rends néanmoins avec ma grosse boite au bureau postal près de chez moi. Le monsieur (très gentil en passant !) refuse d'envoyer mon colis : il contient quelque chose de fragile "merde". Je retourne chez moi, il faut que je trouve une solution rapidement ! le temps s'écoule et la journée avance trop vite... J'appelle les compagnies de messageries. Mais comment aller porter quelque chose dans une BOITE POSTALE lorsqu'il n'y a personne à destination pour signer le papier de réception ?! On oublie donc les compagnies de ce genre ! J'ai quand même reçu des réponses assez originales dans le genre : "on ne transporte pas de colis fragiles " ou bien "on ne fait pas le trafique d'alcool". Je panique. Je suis dans un vrai cauchemar, le démon en moi me répète sans cesse : "tout est foutu petite fille ! Je t'avais bien dit d'arrêter tout cela dès le début ! De toute façon, c'est Mme X qui gagnera ! Quel temps perdu !". Mais mon ange est fort.

Je prends ma foutue boîte. J'emballe la bouteille de vin dans du papier journal : Elle ne bougera pas d'un millimètre cette satanée bouteille. Je retourne au bureau de poste désespérée, fatiguée, écoeurée. Je regarde le gentil monsieur et lui lance que j'ai bien arrangé mon paquet, que rien ne bouge et que rien ne se brisera (??!) Je lui dit que même si ça brisait je m'en foutait puisque c'était pour un concours et que si je ne l'envoyais pas, je pourrais le jeter à la poubelle. Je le suppliai de l'envoyer même s'il n'avait pas le droit. J'ai dû être convaincante car il a accepté ! (En y repensant bien je crois qu'il a du avoir pitié de moi ! Ahahah) Mon colis se rendrait, le lendemain, dans la boîte postale, avec le saut de la poste, dans un état imprévisible. Voilà. OUF !

Que me restait-il à faire ? Prier ! :-)

Le jour du concours j'étais chez moi. Ils tiraient les lettres dans l'après-midi. Le nez collé sur l'écran, je priais (Je n'avais pas arrêté depuis l'envoi du colis ! même si je ne suis pas croyante, vous voyez le genre ! :-) Ils tirent les lettres... Je retiens mon souffle, première étape. Je regarde de très près ! Oui !!! OUI !!! C'est une de mes enveloppes qu'elle a entre ses mains (La gentille dame de BMG à l'époque : Lise) !!!!! Je reconnais mon écriture, mon timbre, mon enveloppe !!! OUI !!! Et... Mais... oui ! Une deuxième lettre est pigée (est-ce possible !?) A l'allure de l'enveloppe, je savais quel texte il y avait à l'intérieur. Ce n'était pas un qui avait été envoyé en plusieurs exemplaires, mais un unique, qui avait été envoyé comme cela, pour le fun.

Le soir, je me rends à Musique Plus... Ils dévoileront les gagnants. Malgré ma terrible chance de l'après -midi, je ne crois toujours pas gagner ce concours ! Je suis toujours en compétition avec Mme ou M X. Nicola est arrivé dans l'après-midi, il a lu les lettres, il a choisi un gagnant. Je me colle le nez dans la vitrine de Musique Plus. Je vois ma boite rouge au loin - est-elle arrivée saine et sauve ? - :-) (?!) Bon, ils l'ont sorti pour montrer des exemples de trucs qu'ils ont reçu. C'est ça ! Véronique Cloutier, après plusieurs minutes de jasette avec Nicola, va enfin dévoiler le ou la gagnante... Mon coeur ne bat plus. Ou bien il bat si vite que je ne discerne pas les battements. Elle commence à lire la lettre. C'était bien la mienne ! J'étais la Mme X de tous ceux et celles qui avaient participé. (Vous auriez été déçu n'est-ce pas, que je vous raconte tout cela et que je n'aies pas gagné ! Ahahhaha !) La voici cette lettre :

Un fil de dentelle lie ma vie à la leur
Un poignard me déchire le coeur

Dans mes rêves ils me portent sur un cheval blanc
Un mur m'empêche d'avancer

Dans mon esprit j'en ai fait des êtres parfaits
Une épée transperce mon âme

Dans mon coeur seul un voile blanc nous sépare
Un océan s'interpose

Je nous vois main dans la main sur ce chemin de rose
La réalité s'impose

Faux, vrai ?
Rêve, Réalité ?
Bonheur, douleur ?
Amour, amour...

Je voudrais passer un jour dans votre vie pour mettre un peu de réalité dans mes rêves les plus fous. Ce rêve se nomme Indochine et j'y tiens plus que tout au monde.

Ils me font entrer dans le studio de Musique Plus (malgré mon opposition !). Je donne des becs à ce cher Nicola. Ils me font parler un peu, me félicitent, je ne me souviens plus trop bien. J'étais dans un rêve, dans la brume, j'étais quelque part mais chose certaine, je n'étais pas là ! L'émission de télé se termine. Je jase un peu avec Véronique Cloutier et Nicola (toujours aussi gentil et charmant qu'à l'habitude !). Je prend une photo. Nicola sort par l'arrière. Tous les fans se précipitent sur lui, mais pas moi. Moi je suis assise tranquille un peu en retrait et je fume une cigarette qu'une gentille fille a bien voulu me donner. Je suis toujours sur mon nuage. La dame de BMG, en sortant, me voit en retrait et part à rire ! Habituellement, je me serais précipité à la rencontre du chanteur que l'on voit une fois par 2 ou 3 ans au Québec ! Mais pas cette fois.

Le phare s'est allumé
Mes espoirs sont maintenant éclairés
Le bonheur m'a envahi
Je passe bel et bien un jour dans leur vie !
Merci !

Alors voilà.
Je remerciais le ciel de ce qui m'arrivait.

La journée fatidique, mon amie et moi nous rendons à Musique Plus, tôt le matin. Nous rencontrons la fille de Musique Plus et la dame de BMG qui devaient passer la journée avec nous... Nous visitons les locaux de Musique Plus et nous rendons ensuite au Complexe Desjardins, où se trouvait l'hôtel où logeait Nicola (les 2 autres devaient arriver dans la journée). Nous nous asseyons et attendons. Nous jasons les 4 filles ensembles. Je remarque un peu plus loin quelques françaises. On me dit qu'elles les suivent partout où le groupe va. Je suis nerveuse. Habituellement, nous sommes plusieurs qui attendons la venue d'Indochine. Là, c'est un peu cocasse : Nous sommes là, seules, comme ça. Nicola arrive au loin. La gêne nous envahit. Il arrive, tout simplement comme à son habitude, nous salue, nous jase, tout comme si tout était normal... La journée débute !!! 

Nous voilà entraînés dans un tourbillon d'entrevues de toute sorte, pour pleins de quotidiens, de radio, en français, en anglais !... On avait comme mission de suivre Nicola partout. Nous avons partagé la même voiture que Nicola, dîné à sa table (à l'hôtel), nous sommes mêmes allées chez le médecin avec lui ! Nous avons partagés les cigarettes, participé à l'entrevue à CKMF, pris des photos pour LE LUNDI, etc, etc...! Nous avons rencontré la copine de Nicola (qui était adorable !)...

J'avais peur d'être déçue de Nicola. Dans le sens où, en l'ayant imaginé si gentil dans mon esprit, il aurait pu afficher une toute autre attitude que celle espérée ! Mais non. Nicola a été vraiment gentil et merveilleux. Il a su nous mettre à l'aise, nous faisait la conversation, était super simple et super gentil. La déception sera pour une autre fois !!! :-)

Une question de sa part reste gravée dans mon esprit... J'en ris à chaque fois que j'y pense ! Nous étions les 5 dans la petite voiture de la Dame de BMG Québec (La dame de BMG, La fille de Musique Plus et Mon amie, Nicola et moi à l'arrière). Si mon souvenir est bon, nous nous rendions à CKMF... Tout à coup, Nicola nous demande : "Mais qu'est-ce que vous écoutez comme musique ?" ahahahahah ! Quelle question !!! Nous avons bien ri !

Plus tard, Dominique et Stéphane sont arrivés. On les a vu rapidement à l'hôtel. Dominique était malade. Il n'a donc pas participé à la fin de la soirée. Finalement, plus tard, nous sommes allés souper dans un restau de la rue Sherbrooke. Il y avait plusieurs personnes : Des gens de Musique Plus, la copine de Nicola et ses amis et sûrement aussi des amis d'Indochine provenant de je ne sais où... Une soirée qui se terminait toute en beauté, tout comme elle avait commencé. 

La journée du concert, nous assistions aux répétitions le matin. Bizarrement, nous ne nous trouvions pas dans la file de fans qui attendait devant le Spectrum. Nous avons eu un aperçu de ce que nous allions entendre le soir. La salle était vide, les techniciens arrangeaient les derniers préparatifs. C'était Indochine mais d'un tout autre oeil. Le soir nous sommes entrés avant tout le monde, nous avons donc eu les places directement en face de Nicola. Nous avons écoutés et regardé ce concert avec toute l'émotion qui s'impose. Nous étions toujours sur ce nuage, nous volions. Le concert terminé, nous sommes allées attendre à l'arrière su Spectrum. Nous voyons la copine de Nicola qui nous a vu de la fenêtre et nous souris. Stéphane et Dominique sont déjà à l'hôtel. Nicola sort. On parle à sa copine. Elle nous invite à retourner à l'hôtel pour leur dire au revoir. On y retourne donc... Pour nos Indochinois, c'était le party, ils jasaient avec leurs copains dans le bar de l'hôtel... On revoit la dame de BMG, la copine de Nicola, Stéphane et Dominique, puis, Nicola. On leur jase un peu et on tire notre révérence... La tête, le coeur et tout notre corps remplis des plus beaux instants. Le 13 août 1994 venait de prendre fin.



Après coup, plusieurs semaines plus tard, j'ai réalisé tout ce qui s'était passé. De la chance que j'avais eu et tout et tout ! C'est là que les remords commencent ! dans le genre : "J'aurais du demander cela ou j'aurais du ne pas me gêner pour ceci"... Mais les plus beaux souvenirs me restaient en tête. J'avais des photos pour me prouver que tout s'était réellement passé, un mot de Nicola, un méga poster du groupe, etc, etc. Tout avait bel et bien été réel. Voilà, mon récit se termine ici. Bien sûr, je pourrais écrire encore des pages et des pages sur cet événement... Mais cela donne un bon aperçu de ce qu'a été ces journées pour moi. 

C'était ma journée dans leur vie, la plus belle journée de ma vie.

Samedi 13 août 94 : Toute ma vie est bouleversée ! Comment vais-je faire pour continuer à vivre normalement ? Jamais je n'aurais cru cela possible. C'était magique, magnifique, féerique ! (...) Bon, j'écris mais mon coeur pèse toujours une tonne ! Je suis incapable de l'alléger. Les mots qui existent ne sont pas à la hauteur des sentiments qui m'habitent !

 

- Hélène (France) -

Je m'appelle Hélène et j'ai 19 ans. Je m'intéresse à Indochine depuis peu de temps, c'est à dire depuis décembre 2002.
Jusque là, je ne connaissais que quelques chansons comme "L'Aventurier". Malheureusement pour moi, j'étais aveuglée par toutes ces images surfaites qui se prennent pour des personnes talentueuses alors qu'ils n'ont pour eux que des performances vocales. Cela les aide à masquer leur plus grande faiblesse, c'est à dire nous laisser froid, sans émotion devant la plupart de leurs chansons. Quelle est l'importance d'avoir une voix si on ne sait pas s'en servir ? 
Bien sûr, certains y parviennent mais ils sont peu connus ou peu médiatisés.
J'ai vu Indochine pour la première fois à Calais, le 15 décembre 2002. Pendant ce premier concert, j'avais du mal à bouger, et pourtant j'en avais très envie, mais j'étais tellement subjuguée devant ce phénomène qu'est Indochine. Ils arrivent à faire passer des tas d'émotions lorsqu'ils sont sur scène. Je suis tombée sous le charme. Malheureusement, tout le monde n'est pas de cet avis.
J'ai eu beaucoup de peine en lisant sur d'autres sites, certains articles de journaux qui donnaient une mauvaise critique du groupe. J'ai trouvé cela lamentable. Quelle bande de crétins !!! J'en avais les larmes aux yeux à lire ces conneries. En plus, ils se sont carrément plantés car Indochine existe et plaît depuis une vingtaine d'années. C'est d'ailleurs un peu grâce à Nicola Sirkis. Malgré toutes les difficultés qu'il a pu rencontrer, cet homme est resté dans le groupe du premier jour à aujourd'hui. J'aimerais d'ailleurs rajouter, qu'il a quelque chose qui est peu commun avec les autres chanteurs. Ce qu'il chante est très différent de tout ce qu'on peut écouter, dans la musique, dans les textes et dans l'interprétation. En plus, je trouve qu'il a une voix superbe, qui vaut beaucoup plus que que celle de P.Bruel, ou encore J.Halliday, (etc...) réunies, car quand je l'entends chanter ou parler pendant leurs concerts, sa voix m'emmène loin, je ne sais pas exactement où, mais c'est extrêmement agréable.
Pour finir, je voulais dire merci à toutes les personnes qui entretiennent un site sur Indochine (en particulier Chrystelle) et j'aimerais remercier surtout NICOLA, DOMINIK, DIMITRI et STEPHANE (et tous les musiciens qui y ont participé et y participent encore) d'avoir voulu commencer et continuer cette très belle aventure.
Et "je n'embrasse pas mais je vous embrasse quand même".

 

- Sophie (France) -

Cela a commencé après la période "3". Eté 87, je rentrais en 6ème et depuis quelques mois je passais tous mes temps libres à écouter Indo et recueillir des articles de journaux. A mon retour de vacances, j'ai dévoré le reportage sur l'enregistrement de 7000 Danses à Montserrat, tout y était pour me faire rêver : les Indo et les tropiques !
Puis la longue attente de cet album qui n'en finissait pas de sortir. Puis la tournée, j'avais préparé mes parents pendant des mois pour faire au moins 1 concert, mais rien n'y a fait, il n'était pas question que j'aille seule à Nantes à un concert le soir et que je manque l'école le lendemain en 6ème !
En maigre consolation, je me suis inscrite au fan club, j'ai lu et conservé tout ce que je pouvais sur les Indo.
Je me souviens être allée à une réunion du fan club et j'avais la nette impression d'être une des plus jeunes. 
En 90 tard, le "Baiser" sortait, j'étais fermement décidée de ne pas perdre une bouchée des apparitions des Indo. Mon rêve était d'aller à Paris assister à une émission. J'étais à l'affût, lookée comme il se doit (cheveux noirs ébouriffés, boots à lacets...), ce qui dérangeait parfois au collège...!
L'été 90, le hasard m'a fait rencontrer Nicola, quelques jours avant de quitter le sol français. C'était le moment de tout et surtout de rien dire : que évidemment j'aimais le dernier album, qu'il fallait venir en concert où je partais vivre. J'étais intimidée mais surtout je ne voulais pas le déranger. J'ai toujours eu peur des hystériques, je n'ai jamais parlé de cette rencontre à des fans par peur de leurs réactions. J'ai rencontré une fille hurlant, trépignant, me jurant que si elle voyait Nicola elle ne le lâcherait pas ! Cela m'a terrorisé jusqu'à aujourd'hui alors que je sais que la majorité des "fans" ne sont pas comme cela.
Deux ans plus tard, je crois rêver lorsque j'apprends que les Indo viennent en concert dans "mon" Ile. Est-ce à cause de mes courriers les suppliant de venir ? Non ! Je ne crois pas.
Ce fut alors plusieurs jours que je n'oublierai jamais. Pas du rêve, non, non, mais tout simplement quelques moments d'échanges en toute simplicité.
Le jour de leur arrivée, je téléphone à tous les hôtels en demandant à parler à M. Sirchis, et à ma plus grande surprise, on finit par me répondre : "ne quittez pas, je vous le passe". C'était la première fois que je parlais à Stéphane, qui, le plus simplement du monde, me propose de venir boire un verre le lendemain à leur hôtel après mes cours. Inutile de préciser que j'étais très heureuse mais j'avais également un trac énorme. Je me souviens que nous avons parlé longuement, de la vie ici, du changement de génération de fans (j'avais 15 ans), de musique bien sûr. Aujourd'hui je me dis que je n'ai peut être pas suffisamment savouré ces instants, évidemment, je ne pouvais pas savoir que ce serait hélas unique. 
Le lendemain, Nicola est arrivé avec sa compagne, il y avait une réception, avec un peu de ruse j'ai pu y entrer et discuter avec Nicolas et Dominique. Bien sûr, je suis allée aux concerts. Je venais le plus souvent possible faire un saut dans la piscine de leur hôtel et échanger quelques mots.
Je me souviens qu'au cours d'une promenade sur le lagon, nous avons été interrogés par un journaliste "Alors vous êtes de vraies fans, ça fait quoi de les voir en vrai ?". J'étais très gênée, car j'ai toujours détesté le mot fan, Stéphane ayant alors répondu "Ce ne sont pas des fans mais des amis". Evidemment c'est le genre de réponse qu'on oublie pas, même si, je me dis maintenant, que c'était juste une façon d'éloigner le journaliste.
Ce n'est qu'à leur départ que j'ai vraiment "réalisé" que je ne vivrais peut-être plus de moments aussi privilégiés. 
Evidemment je suis restée fidèle, mais Indo ne bénéficiait d'aucune médiatisation. J'ai aimé "Dans la lune". Et puis après, plus rien, le fan club était terminé depuis longtemps, je n'ai même pas su quand "Un jour dans notre vie" est sorti !
J'ai passé mon bac et je suis rentrée en France pour mes études. Difficile de tout quitter, un peu perdue sans doute, j'ai informé Nicola de ma nouvelle adresse, persuadée que c'était le dernier de ses soucis, si même la lettre lui parvenait !
Un jour, dans ma chambre d'étudiant, un monsieur au téléphone demande à me parler, oui, c'est bien moi, "Bonjour, c'est Nicolas Sirchis". Même si l'adrénaline était au plus haut, je suis restée très (trop !) calme, comme à mon habitude, j'en voulais à Indo de ne plus rien faire pour ses fans (réaction totalement ridicule je le conçois !!!), et j'ai même eu le culot de dire que je n'écoutais plus trop Indo. (Grave erreur ! J'aurai du préciser que je n'écoutais plus rien du tout et que j'étais dans ma préparation de concours à 200% !).
Evidemment, je n'ai plus eu de nouvelles. 
4 ans plus tard, mon amoureux m'offre le Wax tour puis, Indo live et là je craque, je trouve cela génial, je me branche sur le minitel 3615 Indo et attends avec impatience la tournée de 99.
27 février 99, je suis dans la salle d'attente d'un médecin lorsque j'apprends la nouvelle, je m'écroule littéralement lorsque j'entre dans son cabinet et je suis évidemment incapable de donner une explication sensée à ce pauvre toubib qui ne comprend pas !
C'est comme une décharge électrique, j'essaie de comprendre pourquoi cela me fait aussi mal. 
Finalement, le meilleur moyen de rendre hommage à Stéphane est d'aller aux concerts. Nous étions étudiants, sans vraiment de moyens, alors nous faisions quelques concerts. Après nos cours de la fac qui finissent tard, nous speedons vers la ville la plus proche : Toulouse, Marseille, Nîmes.
Premier concert Juin 99 Montpellier, sans doute le plus émouvant. Petite souris, je sors avant la fin du concert en tirant mon amoureux par le bras et nous tombons sur la voiture qui emporte Nicola, nous avons juste le temps de faire un signe de la main avant qu'un vigile ne m'attrape (moi qui ne ferais pas de mal à une mouche !).
Voilà, depuis nous suivons les concerts dès que cela est possible. Je pourrais disserter sur l'évolution du public, très intime en 99 c'est maintenant la grosse artillerie, et alors ? Le plaisir d'être en concert est toujours là, les textes me touchent toujours autant, la musique me fait vibrer et j'ai un grand respect pour les Indochinois quelque soit l'époque. Les analystes en tout genre et les psychologues de supermarché penseront ce qu'ils veulent, aimer Indo n'empêche ni de grandir ni de s'ouvrir aux autres. 
Comment finir ? Indo4ever, sans se poser de question en profitant de chaque instant.

 

- HaNsEl (France) -

Mon IndoHistoire

J'ai découvert InDoChInE, je devais avoir à peu près 11 ans (j'en ai 21 maintenant). J'étais chez un ami à ma mère, étant un passionné de musique, je farfouillais dans ses CDs. J'ai d'abord découvert du Téléphone, du Scorpions, j'ai bien aimé. Puis j'ai vu ce CD où il y avait écrit Indochine "Le Birthday Album". Dans ma petite tête de petit garçon, j'ai d'abord cru que c'était de la musique chinoise.

Du coup je me suis dit "Ouay bof", mais j'ai quand même mis le CD dans la chaîne.

Et là ce fût une véritable révélation quand j'ai entendu la 1ère chanson "L'Aventurier". J'ai adoré, puis j'ai écouté toutes les autres. Impressionnant, j'étais captivé par cette musique. Toutes les chansons me donnaient envie de chanter, bouger, d'être de bonne humeur ...

Moi qui était plutôt de nature triste et timide, c'était plaisant.

Ca m'a tellement captivé que j'ai emporté le CD en cachette, et oui, je l'ai volé.

Plus tard, un jour ou j'étais chez mon père, on a parlé d'Indochine, j'étais content qu'il connaisse et qu'il aime. Il en avait sur des cassettes audio, c'était cool. Je pouvais les écouter à fond quand il s'absentait pour faire des couses.

Seul petit problème qui m'attristait, tout le monde dans mon entourage me disait que ce groupe était fini depuis longtemps. Alors j'écoutais le peu que j'avais avec une certaine mélancolie. Jusqu'au jour où mon père m'a annoncé la sortie d'un best of "Unita". J'étais super content, mais ce n'était qu'un best of, dommage.

Bref, pendant des années, je n'ai connu que le "Birthday Album" et "Unita".

Beaucoup plus tard dans des émissions télé, j'ai entendu parler de la sortie de "Paradize".

Je me suis dit "Non c'est pas possible, ils reviennent enfin !!!". Mais bon, je n'avais pas trop de sous, donc j'allais chez mon père pour pouvoir l'écouter. Et il me prêtait la cassette de temps en temps.

C'est quelques temps plus tard, sur Internet, que j'ai découvert que ce groupe ne s'était jamais arrêté. J'étais content mais un peu en colère. En colère après toutes les personnes qui m'avaient dit qu'Indochine c'était fini. C'est finalement un ami qui m'a gravé presque tous les albums, mais je suis fan au point de ne pas me contenter de cela. Et oui, progressivement je me les achète tous. C'est mieux d'avoir les vrais albums, avec les jaquettes, les belles photos, les paroles des chansons, le CD avec le nom d'Indochine dessus ...

J'ai conscience de tout ce que j'ai raté. Il faut aussi que je m'achète les albums lives, les DVDs des concerts plus les clips. Et également les livres bien sûr, et le recueil de nouvelles de Nicolas Sirkis dont j'ai déjà pu lire quelques extraits.

Bien sûr je n'aurais raté la sortie d'Alice & June pour rien au monde, j'ai acheté l'édition limitée. Cet album tourne en boucle chez moi depuis déjà bien quelques jours. Je chante avec, je commence à connaître les chansons par coeur ...

Que du bonheur.

Pourquoi j'aime autant ? Et bien Indochine, c'est un son, c'est un style, des textes magnifiques dans lesquels je me reconnais, une jolie voix douce, un look de plus en plus "Gothique" "Underground". Bref, un véritable "Mythe".

Personnellement, je fais du chant depuis l'âge de 6 ans, je suis passé par un peu tous les styles, et ce sont des groupes comme Indo qui me donnent envie de continuer et de croire que peut-être un jour je pourrai vivre de musique.

J'essaye actuellement de créer un groupe, pas facile quand on sait pas trop ou trouver des musiciens, mais Indo me redonne toujours la foi.

La foi en moi, la foi en la vie, la foi en ce que je compose et écris.

J'écris aussi beaucoup de textes et de chansons, et je dois avouer qu'Indochine m'a beaucoup influencé dans mon style et même dans ma façon de voir la vie, la mort ...

J'ai un petit blog où je parle beaucoup d'Indo, et j'y écris toujours d'une façon très "InDoChInE" ^_^ lol

Merci à Indo, merci à Nicola Sirkis et paix à l' Âme de son regretté frère Stéfane Sirkis. Merci à tous ceux qui ont participé et participent à la vie de mon groupe culte "InDoChInE" !!!

Et bien sûr, merci à ce site de nous permettre à nous "fans", de pouvoir exprimer ce que l'on ressent et vit à travers ce groupe.

Et si il y a des fans qui veulent partager avec moi, 
voici mon adresse msn : hansel_400@hotmail.fr ainsi que mon blog : http://hansel.skyblog.com

Merci, je vous envoie des bisous tOo sur la bouche lol

 

- Laure (France) -

Bonjour, je m'appelle Laure, j'ai 21 ans et grand miracle, je viens de me mettre à internet. Je ne pensais pas qu'il existait autant de sites sur Indochine, je me suis un peu promenée jusqu'au moment où je suis tombée sur celui-ci et là, j'avoue que c'est la grande surprise, car j'ai appris beaucoup de choses sur mon groupe préféré que pourtant je connais peu sinon à travers leurs chansons, toutes plus attractives les unes que les autres. Je suis ce qu'on pourrait appeler une fan plutôt passive mais pas moins passionnée. Il faut avouer que je les écoute depuis que je suis née et ce n'est pas une hyperbole. Il paraît que dès que mes parents écoutaient Indochine, je remuais dans le ventre de ma mère, c'est sûrement vrai car aujourd'hui dés la première note de musique, je sais que c'est eux et d'un coup d'un seul je me mets à danser. Mes amis me prennent pour une folle mais ce n'est pas grave. Quand on aime on ne peut pas s'en empêcher, ça devient presque viscéral. Alors, voilà, je les adore depuis toujours, même quand je n'étais pas en âge de comprendre les paroles. L'aventurier fut ma berceuse et 3ème Sexe une sorte de libération. Tout un programme. Jusqu'à maintenant je n'étais jamais allée à leurs concerts, peut-être par peur d'être déçue, ce qui je le conçois peut paraître très bête mais on se refait pas et cette année, grand changement, j'ai retrouvé un ami d'enfance qui maintenant habite en Allemagne. Et le 7 décembre on va au concert ensemble. Il ne connaît même pas le groupe (ça c'est grave) mais il a dit oui tout de suite. En gros je peux lui dire merci car je ne sais pas si j'y serais allée toute seule. C'est sûre que non. 
Bon là j'arrête, j'ai l'impression de vous raconter ma vie.
Gros bisous. vous aurez peut être des nouvelles après le grand jour ou plutôt la grande nuit.

 

- Paupau (France) -

PROLOGUE

La petite fille est une rêveuse...
Elle est trop timide...
Dans les livres, elle est tombée...
Un univers, elle s'est créé...

ACTE I

La première fois où j'entends un morceau d'Indochine...
dans un village paumé des Alpes de Hautes-Provence où je passe 10 jours de stage d'escrime.
J'ai 12 ans depuis deux mois, et ça en fait quatre que je suis entrée dans une salle d'armes.
Un gars de 17 ans (Damien) passe sa compil' perso sur le lecteur pourri :
à la plage 20, "surgit face au vent..." L'Aventurier.
Je tombe immédiatement amoureuse de la voix aiguë de ce garçon qui chante un héros des mers de Chine sur un synthé 
d'enfer et des guitares trépidantes.
Je bassine timidement tout le monde pour l'entendre à chaque fois, je veux la réentendre au moins trois fois, trois fois...
Je retiens trois mots du stage : L'Aventurier, Indochine.
Et une voix torturée d'ange.
Six mois passent... avec une nostalgie poignante et le regret déchirant de ne pas pouvoir l'entendre encore une fois.
Mon père interrogé : "Indochine ? bien sûr que je connais ! C'est super Indochine ! un groupe des années 80."
Il me faut attendre 6 mois pour l'entendre par hasard sur une radio, un soir...
Soirée de folie et d'exaltation...

ACTE II

Un an et demi plus tard...
J'exige "l'Aventurier" pour Noël...
Le coeur qui cogne comme un fou, les mains tremblantes.
J'admire la pochette colorée qui ressemble à une BD, le visage et l'épaule de la fille rousse qui demande à la lune.
Et je n'ose pas y croire...
Toute émue et fière à la fois, je montre mon trésor à mon Titi (ma meilleure amie) qui s'écrit : "Mais j'ai leur dernier album !
Il est super ! je te le passe."
J'ai passé toute une nuit à pleurer et à trembler sur les accords de Paradize.
C'est maintenant irrémédiable : la voix de Nicola, la beauté de ses textes scellent définitivement le sort qui m'attache à ce groupe.

ACTE III

Je passe sur les presque trois années, où des frigales d'exotisme indochinois me prennent régulièrement, ainsi que les nuits blanches "indo" entre Titi et moi, pour passer directement à...

ACTE IV

Attente fébrile du double album à partir du mois de juin...
Novembre : j'achète mon billet pour le Zénith Sud, le 6.3.6
frémissement qui s'accroît jusqu'au 17, sortie du single "Alice & June", extrait de l'album éponyme. Je saute comme une cinglée sur le rythme haletant de la recherche effrénée de June cherchant Alice tombée dans le trou noir du pays des cauchemars...

- Consultation maniaque du site officiel - enfin le 19 décembre !

Le 24 au soir, je reçois l'album. Je passe ma nuit à l'écouter.
Et mes jours. "Moi je ne pense qu'à toi"

J-30.
J-20.
J-15.
J-10...
-9...
-6...

J-2. (gros délire par un medley)
J-1 (crise avec mes parents : menace de déchirer le billet... "Aujourd'hui je pleure")

ACTE V

J!!!!!!!!!!!!!!!!
Titi et moi affichons un sourire stupide de béatitude toute la journée, rien qu'à l'idée que ça y est enfin...
Je commence à écrire une nouvelle intitulée "la petite soeur".
Je me sens un peu absente, je ne réalise pas que je suis entrain de rouler
à 130 km/h vers Montpellier...
[...]
trois heures d'une extase dont la violence me laisse déchirée...
[...]
et le retour, encore sous le charme des anges de la colline des roses...
Mon premier concert... j'ai 17 ans et 18 jours.

FINAL

La vérité, c'est qu'il n'y a pas de fin.
Je suis dépendante, et j'attends.
J'attends le 20 août, j'attends le 24 octobre.
J'attends que les portes du soir s'ouvrent à nouveau pour moi.
J'ai compris ce que "transe musicale" veut vraiment dire.
J'ai fait un peu de littérature grandiloquente pour dire.

Merci Indochine.

Paupau, qui aimerait bien être Mme Sirkis (lol)

 

...

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